Chaque prestation est décrite avec ce qu'elle comprend, ce qu'elle ne comprend pas, et un prix de départ. C'est moins vendeur qu'une page de promesses, mais ça évite les mauvaises surprises au moment du devis.
C'est le chantier le plus long et le plus salissant. On tire des lignes neuves depuis un tableau neuf, on remplace les gaines qui ne tiennent plus, et on laisse la maison avec un repérage qui permettra au prochain électricien de travailler sans jouer aux devinettes.
Sur une maison gasconne des années 1950, comptez une semaine à neuf jours pour une centaine de mètres carrés, en deux passages : saignées et passage de câbles, puis appareillage et mise en service après les peintures.
La NF C 15-100 ne s'applique pas rétroactivement à une maison ancienne. Ce qui s'applique, c'est le bon sens et votre contrat d'assurance. On vise six points de sécurité qui couvrent l'essentiel du risque, sans tout casser.
En pratique, on ouvre le tableau, on mesure la terre, on teste les différentiels existants, et on vous remet une liste ordonnée : ce qui est dangereux, ce qui est gênant, ce qui peut attendre. Vous choisissez où vous vous arrêtez.
Les vieux porte-fusibles à tabatière ne protègent personne, et surtout pas contre l'électrisation. Le remplacement se fait en une journée, coupure comprise, sans ouvrir un seul mur.
On profite toujours de l'opération pour séparer les circuits qui étaient groupés, parce que rien n'est plus pénible qu'un disjoncteur qui éteint la moitié de la maison quand une seule prise pose problème.
La plupart des installations de maison n'ont aucun intérêt à dépasser 7,4 kW : une voiture branchée le soir a toute la nuit pour se remplir. La 11 kW se justifie quand la maison est en triphasé et que la voiture l'accepte.
La pose demande une ligne dédiée depuis le tableau, avec sa propre protection différentielle. C'est cette ligne, et sa longueur, qui fait la différence de prix, pas la borne.
On pose de la domotique filaire ou radio de marque établie, avec un fonctionnement local. Si le fabricant disparaît ou coupe son service en ligne, vos volets continuent de monter et votre chauffage de chauffer.
Les installations qui nous arrivent en panne sont presque toujours des systèmes à passerelle propriétaire, achetés en promotion, qui ont cessé d'être maintenus. On ne pose pas ça.
Un plafonnier au centre de la pièce éclaire mal partout. On ajoute des points là où vous lisez, cuisinez et travaillez, et on met des variateurs quand ça vaut le coup.
Dehors, on pose de l'éclairage à détection sur les accès et les allées, avec des minuteries qui tiennent le froid. Les projecteurs bon marché des grandes surfaces ne passent pas un hiver gersois.
Prix TTC, matériel de marque courante compris, sur une installation accessible. Une maison à étage avec des combles perdus difficiles coûte plus cher, et on le dit pendant la visite, pas dans un avenant.
| Intervention | Ce qui fait varier | Ordre de grandeur |
|---|---|---|
| Déplacement de dépannage, zone 1 | Première demi-heure comprise, puis 58 € de l'heure | 65 € |
| Déplacement de dépannage, zone 2 | 20 à 35 km, majoré de 35 % le samedi | 89 € |
| Astreinte sécurité hors horaires | Nuits, dimanches et jours fériés | 140 € |
| Remplacement d'un tableau, 12 à 16 circuits | Nombre de rangées, parafoudre, état de la terre | 1 180 à 1 900 € |
| Prise de terre créée, piquet et liaison | Nature du sol, distance au tableau | 420 à 780 € |
| Ajout d'une prise sur circuit existant | Encastré ou en moulure, distance à la boîte | 95 à 180 € |
| Point lumineux créé avec commande | Étage, combles, hauteur sous plafond | 85 à 210 € |
| Borne de recharge 7,4 kW posée | Longueur de ligne, tranchée éventuelle | 1 290 à 2 400 € |
| Rénovation complète | Surface, âge, accessibilité des combles | 95 à 145 € le m2 |
| Recherche de panne longue | Au-delà d'une heure, annoncée avant | 58 € de l'heure |
Parce qu'ils sont complets. Un devis qui ne mentionne ni la terre, ni le repérage, ni la remise en service finit toujours par un avenant. Comparez les lignes, pas les totaux : c'est souvent là que se trouve l'écart.
Oui, régulièrement, sur des rénovations de maisons de village. On préfère être appelés au moment du plan plutôt qu'après les cloisons : un passage de gaine prévu coûte cinq fois moins cher qu'un passage rattrapé.
Pour les commerces et les gîtes du secteur, oui, avec un engagement de passage dans la demi-journée ouvrée. Pour les installations industrielles et les copropriétés, non : ce n'est pas notre métier et on le ferait mal.
Les combles inaccessibles et les murs en galets. Dans les deux cas on le voit à la visite et on le chiffre à ce moment-là. Ce qui n'a jamais été prévisible, on le signale par téléphone avant de continuer, jamais après.
La décennale sur tout ce qui touche à l'installation fixe, deux ans sur l'appareillage posé, et la garantie du fabricant sur le matériel. Un luminaire que vous avez fourni reste sous la garantie de votre vendeur, mais la pose est la nôtre.